Depuis trente ans, certains décrètent que, pour accueillir les nouveaux venus, il faut se dépouiller de ce qui fait de nous des français. Ils s'imaginent ainsi que l'on ne peut accueillir l'autre que si l'on n'est plus qui l'on est. C'est pourtant le contraire. Si l'on prend la définition de la nation de Renan, celle-ci est une volonté politique, un plébiscite renouvelé tous les jours, qui s'appuie sur ce qu'il appelle un "legs de souvenirs".