Quelques idéalistes, ceux qui n'ont pas le sens tragique de l'Histoire et qui croient modifier la réalité en la niant, s'étaient réjouis des révolutions arabes. Ils saluaient la promesse de l'aube et l'émergence du printemps. Mais déjà les évênements leur donnent tort : les islamistes ont pris le pouvoir en Tunisie, la charia est désormais la loi libyenne, les Frères musulmans attendent embusqués, en Égypte. L'aube est une nuit, le printemps une ère glaciaire.