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Tous les proverbes et citations

Nietzsche établit qu'un criminel est peut-être individu qui exige "une intelligence médicale, une bienveillance médicale" susceptibles d'intégrer le savoir diététique dans son mode d'appréhension des cas. On retrouve ici trace du Feuerbach qui affirmait que "l'homme est ce qu'il mange".

  

La diététique est la science de l'acceptation du règne de la nécessité par la médiation de l'intelligence : il s'agit de comprendre ce qui convient le mieux au corps et non de choisir au hasard, suivant des critères ignorants de la nécessité corporelle.

  

Paradoxalement, le végétarien prouve qu'il est un animal humain qui réalise ce qu'aucun animal non humain n'accomplit : il dit non au déterminisme prédateur. Ce en quoi le végétarien incarne à mes yeux une forme éthique suprême. De même l'opposant à la chasse, à la pêche, à la corrida, aux combats de coqs.

  

Les hommes asservissent leurs semblables mais, écrit Montaigne, et qui pourrait lui donner tort ?, aucun animal n'en asservit un autre ! L'homme et un animal qui fait des esclaves - autrement dit moralement, les animaux surpassent les humains.

  

Contre la brutalité féodale et la violence bourgeoise, la logique de l'éros léger formule une morale du souci de l'autre.

  

Trop de siècles chrétiens ont enseigné qu'elles [les femmes] n'étaient rien, moins que rien, la lie de l'humanité, sans âme, indigne de considération, pécheresses, tentatrices et autres sornettes.

  

Être post-chrétien ne se fera pas par un retour aux anciens, mais par un dépassement de ce qui a perduré de l'hellénisme dans le christianisme.

  

'individu soucieux d'hédonisme cessera de considérer son corps comme une étrangeté, un étranger, certes, mais il faudra aussi consentir à ces fulgurances qui l'habitent. Mieux, il s'agira de les susciter, de les décupler et d'en assurer la vitalité.

  

La conscience est l'instrument avec lequel on peut produire un style, montrer une façon originale et singulière de donner forme à ses virtualités.

  

L'hédonisme implique un réel totalement dépourvu de sacré. La seule concession faite à la dévotion concerne la jouissance.

  

Le plaisir épicurien consiste tout simplement en l'évitement de la douleur : il est négatif et réactif - jouir, c'est ne pas souffrir - quand celui des cyrénaïques est positif et actif.

  

L'athéisme est la condition de possibilité de l'hédonisme : l'existence de Dieu est incompatible avec la liberté des hommes.

  

Bien qu'indépendante d'une tutelle transcendante, la morale libertine ne peut fonctionner sans fondation, et c'est la nature qui fournit le socle métaphysique de l'éthique.

  

Le matérialiste ne connaît d'autre dimension au temps que le présent. Tout s'y rapporte et le passé, aussi bien que le futur, ne sont que des versions ludiques inscrites dans la plus pure des immédiatetés : on se souvient, on imagine, on a la nostalgie, on échafaude, mais le tout dans le seul cadre du point momentané dans lequel on se trouve.

  

Il faut vivre de façon que nous n'ayons jamais à le regretter et vouloir chaque instant comme s'il devait être le dernier, comme s'il devait sans cesse se répéter. Le temps perdu ne se rattrape pas, la vérité d'une seconde est dans sa fugacité. Son caractère éphémère en fait sa valeur.

  
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