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Recherche mot : vers

On te trouve trop lyrique et pas assez scientifique, disons-le autrement : c'est trop bien écrit, c'est enflammé, pas assez sinistre. Ton livre était un suicide universitaire

  

Il me semble que la preuve du monde, c'est le champagne dont les bulles sont des comètes qui traversent l'espace, des étoiles qui flambent dans le cosmos, des forces qui strient sur le mode lumineux les ciels contenus dans des coupes de verre.

  

Le matérialiste ne connaît d'autre dimension au temps que le présent. Tout s'y rapporte et le passé, aussi bien que le futur, ne sont que des versions ludiques inscrites dans la plus pure des immédiatetés : on se souvient, on imagine, on a la nostalgie, on échafaude, mais le tout dans le seul cadre du point momentané dans lequel on se trouve.

  

Le futur penseur du mythe de Sisyphe évolue toujours entre l'endroit tragique et l'envers hédoniste, l'absurde et la joie de vivre.

  

C'est tout son génie de philosophe qui ne joue pas au penseur, ne s'écoute pas penser et ne se regarde jamais écrire. Voilà pourquoi, familiers de l'inverse, les professionnels ne le tiennent pas pour l'un des leurs.

  

L'auteur maitrise parfaitement l'art de la rhétorique, mais il s'en sert dans cet essai pour verser des tonnes de haine, mépris et aigreurs sur les people du monde politique et médiatique qui l'ont déçu ou attaqué. Quand on devient soi-même un personnage médiatique il faut savoir affronter les critiques à tout va, ou alors on ne se "montre" pas.

  

Le christianisme officiel n’a pas empêché la cruauté envers les animaux et n’a jamais manifesté de compassion à l’endroit des bêtes.

  

Jadis, la preuve du philosophe était donnée par la vie philosophique qu'il menait. Ce jadis a duré longtemps. Le long temps béni de la philosophie antique, soit une dizaine de siècles aant que le Christianisme et l'Université ne transforment les philosophes en théologiens, puis en professeurs, autrement dit l'illusion puis la pédanterie.

  

Tant que la religion reste une affaire entre soi et soi, après tout, il s'agit seulement de névroses, psychoses et autres affaires privées. On a les perversions qu'on peut, tant qu'elles ne mettent pas en danger ou en péril la vie d'autrui...

  

Certes, la vérité de la vie psychique est biologique, Freud a passé sa vie à le dire, mais à quoi bon une vérité morne et triste, qui n'ouvre aucune perspective de conquête, qui n'autorise aucune réalisation de son rêve de célébrité universelle, qui empêche l'épiphanie de son destin, puisque la fiction ouvre de bien plus intéressantes potentialités ? Freud va donc tourner le dos aux paillasses des laboratoires : la gloire viendra d'un divan.

  

La convocation de l'universel dissimule souvent le minuscule et piètre intérêt égocentrique.

  

Puisque Dieu donne aux hommes la possibilité de vivre dans le plaisir, qu’est-ce qui justifie qu’on y renonce ? Quelle étrange perversion ? Sinon une singulière haine de soi, une pulsion de mort retournée contre sa propre personne...

  

Mon corps paraissait s'échapper d'une faille pratiquée au rasoir sur ce que je ressentais comme le revers de mon cœur. La béance absorbait ma chair, mon sang et tout ce qui aurait pu se présenter sous forme d'âme.

  

Seul penser la mort apprend à vivre ; ce qui se lit aussi à l’envers : seul penser la vie apprend à mourir.

  

Chaque homme est une quantité négligeable dans l’univers, certes c’est donc entendu, mais chaque homme s’avère également une exception unique, une configuration définitivement inédite, une singularité sans duplication possible dans le temps et dans l’espace, une chance de vie et de force, de puissance et d’énergie.

  
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