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Recherche mot : present

Nous sommes en ploutocratie et cela depuis deux cents ans, depuis les révolutions anglaise, américaine, française, depuis l’avènement du gouvernement représentatif.

  

La théorie de l'autonomie intégrale, la célébration de l'instant quintessencié, la promotion d'un Éros léger, la réalisation d'une éthique ludique fournissent les quatre points d'assise du libertinage : rester libre, habiter le présent, refuser la pesanteur, pratiquer le jeu.

  

Le matérialiste ne connaît d'autre dimension au temps que le présent. Tout s'y rapporte et le passé, aussi bien que le futur, ne sont que des versions ludiques inscrites dans la plus pure des immédiatetés : on se souvient, on imagine, on a la nostalgie, on échafaude, mais le tout dans le seul cadre du point momentané dans lequel on se trouve.

  

Le présent qui subit lui aussi la loi du temps, bien sûr, semble n'être qu'un instant furtif dans lequel se joue cette métamorphose du futur en passé, car tout passé s'avère un ancien futur devenu.

  

Bien sûr, pour détruire un homme, il faut le salir. On suppose alors qu’en utilisant les institutions au service de sa mission, qui est de servir et de représenter la plèbe, il est moins soucieux du peuple que de son pouvoir personnel.

  

Le corps du philosophe se présente donc comme un creuset où s'élaborent des expériences existentielles appelées, plus tard, à prendre forme dans des structures logiques, rigoureuses.

  

Une civilisation disparaît quand elle a perdu la mémoire d'elle-même. L'oubli du passé, ou la haine du passé qui prépare son oubli, rend impossible le présent; il obère donc tout futur.

  

L’essentiel consiste à jouir de l’instant, à demander au présent ce qu’il peut donner, et rien d’autre. […] L’hédonisme célèbre l’instant et se défie du passé ou du futur : aller chercher ailleurs que dans cette dimension ponctuelle du temps les occasions de jubiler, voilà une erreur.

  

Mon corps paraissait s'échapper d'une faille pratiquée au rasoir sur ce que je ressentais comme le revers de mon cœur. La béance absorbait ma chair, mon sang et tout ce qui aurait pu se présenter sous forme d'âme.

  

Je crois que ne pas voter est un devoir quand ceux qui se présentent à nos suffrages se moquent d'honorer les promesses qu'ils font pour parvenir au pouvoir.

  

Si tu es absent lors de mes combats, n'espère pas être présent lors de mes succès.

  

Le tout-venant politicien est d'une pusillanimité sans nom, incapable de penser les choses dans leurs nuances, manipulant des objets comme "France", "les Français", "l'avenir", "l'économie", "l'emploi", sans en avoir l'ombre d'une représentation mentale précise.

  

Polytechnicien, énarque, cet homme aux mains pâles et aux jambes interminables déroule ses bonnes manières sans se forcer. Ce descendant du marquis de Sade, selon une rumeur qu'il dément, confirme avoir connu l'extase au moment où "deux prêtresses ont brodé à [ses] oreilles de la dentelle musicale", lors d'une représentation à Bastille de Norma de Bellini.

  

Le blasphème ne peut être que le fait du croyant. L'athée, l'agnostique, le sectateur d'un autre credo ne blasphème pas, il exerce son esprit critique et analytique. La foi de l'autre n'est qu'une opinion, une représentation du monde qu'il peut juger et récuser librement. Là sont la liberté d'opinion et son corrélat, la liberté d'expression auxquellles nous tenons essentiellement.

  

Une seule voix doit représenter l'Europe dans les instances internationales.

  
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