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Recherche mot : pres

À ce stade, une remarque et une question. La remarque : il arrive, certes rarement, mais il arrive tout de même que les racistes, les islamophobes, les misogynes, les antisémites et consorts me rendent envieux : cela doit être tellement reposant d’avoir trouvé sa place dans le monde, de vivre dans la certitude, d’avoir démasqué le coupable, d’avoir trouvé la raison de tous les maux de l’existence… La question : n’as-tu pas l’impression de retarder d’une guerre, d’être devenu le ringard de service ?

  

Nous sommes en ploutocratie et cela depuis deux cents ans, depuis les révolutions anglaise, américaine, française, depuis l’avènement du gouvernement représentatif.

  

La théorie de l'autonomie intégrale, la célébration de l'instant quintessencié, la promotion d'un Éros léger, la réalisation d'une éthique ludique fournissent les quatre points d'assise du libertinage : rester libre, habiter le présent, refuser la pesanteur, pratiquer le jeu.

  

Ce qui compte ici, c'est sa prescience : si le réel ne ressemble pas vraiment à la réalité, il finira bien par s'y conformer un jour.

  

L'éthique est affaire de vie quotidienne et d'incarnations infinitésimales dans le tissu fin des relations humaines...Elle sacre le règne du presque rien, du je-ne-sais-quoi, du quasi minime et de l'anodin.

  

Le matérialiste ne connaît d'autre dimension au temps que le présent. Tout s'y rapporte et le passé, aussi bien que le futur, ne sont que des versions ludiques inscrites dans la plus pure des immédiatetés : on se souvient, on imagine, on a la nostalgie, on échafaude, mais le tout dans le seul cadre du point momentané dans lequel on se trouve.

  

Le présent qui subit lui aussi la loi du temps, bien sûr, semble n'être qu'un instant furtif dans lequel se joue cette métamorphose du futur en passé, car tout passé s'avère un ancien futur devenu.

  

Avant Darwin, Dieu fait la loi, crée le monde, puis l’homme et la femme ; après lui, Dieu existe toujours, certes, il est « le Créateur », mais le naturaliste le met presque en dehors de cette aventure.

  

Bien sûr, pour détruire un homme, il faut le salir. On suppose alors qu’en utilisant les institutions au service de sa mission, qui est de servir et de représenter la plèbe, il est moins soucieux du peuple que de son pouvoir personnel.

  

Le corps du philosophe se présente donc comme un creuset où s'élaborent des expériences existentielles appelées, plus tard, à prendre forme dans des structures logiques, rigoureuses.

  

Tout voyage est initiatique - pareillement, une initiation ne cesse d'être un voyage. Avant, pendant et après se découvrent des vérités essentielles qui structurent l'identité.

  

Ce qui valait hier pour Platon vaut aujourd'hui pour Freud. La fidélité aux morts n'est pas dans la dévotion à leurs cendres mais dans l'exercice de la vie qu'ils rendent possible après eux.

  

Je crois toujours, après Nietzsche, qu'une écriture, une pensée, une vision du monde relèvent de l'autobiographie, de la confession de son auteur.

  

Une civilisation disparaît quand elle a perdu la mémoire d'elle-même. L'oubli du passé, ou la haine du passé qui prépare son oubli, rend impossible le présent; il obère donc tout futur.

  

Tant que la religion reste une affaire entre soi et soi, après tout, il s'agit seulement de névroses, psychoses et autres affaires privées. On a les perversions qu'on peut, tant qu'elles ne mettent pas en danger ou en péril la vie d'autrui...

  
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