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Recherche mot : nee

Mieux vaut quelques jours de galère que des années de misère.

  

Le moderne appelle « changement » le fait de cheminer plus rapidement sur le même chemin et dans la même direction. Le monde, au cours des trois cents dernières années, n'a guère changé que dans ce sens. La simple proposition d'un véritable changement scandalise et atterre le moderne.

  

La religion n'est pas née d'un besoin urgent d'assurer la solidarité sociale, pas plus que les cathédrales n'ont été construites dans le dessein de favoriser le tourisme.

  

Peu de gens se sont avisés que le seul passe-temps qui ne lasse jamais, c'est de tâcher, année après année, d'être un peu moins ignorant, un peu moins rustre, un peu moins vil.

  

Le plaisir tétanise : le mot, les faits, la réalité, le discours qu’on tient sur lui. Il tétanise ou il hystérise. Trop d’enjeux personnels privés, trop d’intimités aliénées, souffrantes, miséreuses et misérables, trop de défaillances cachées, dissimulées, trop de difficultés à être, à vivre – à jouir.

  

Le style, c'est la signature, l'identité incarnée.

  

Jadis, la preuve du philosophe était donnée par la vie philosophique qu'il menait. Ce jadis a duré longtemps. Le long temps béni de la philosophie antique, soit une dizaine de siècles aant que le Christianisme et l'Université ne transforment les philosophes en théologiens, puis en professeurs, autrement dit l'illusion puis la pédanterie.

  

Puisque Dieu donne aux hommes la possibilité de vivre dans le plaisir, qu’est-ce qui justifie qu’on y renonce ? Quelle étrange perversion ? Sinon une singulière haine de soi, une pulsion de mort retournée contre sa propre personne...

  

Pourquoi faut-il que les hommes soient si peu conscients du fait que, dans quelques secondes ou dans quelques dizaines d'années, ce qui est identique en regard de l'éternité, ils sont tous condamnés à mort et qu'ils devraient vivre en conséquence ?

  

Une trêve pourrait être signée entre l'EI et la France pour que son armée dormante [pas des terroristes une fois encore, des soldats] sur notre territoire pose les armes. [la France] préfère dire qu'on agit contre le terrorisme alors qu'on le crée ainsi car il n'existait pas avant qu'on le fasse naître de la sorte.

  

Une poignée seulement résiste aux appels de la sirène pour préférer une plus grande liberté, même s'il faut la payer d'une moins grande sécurité ou d'une moindre visibilité sociale.

  

C'est une guerre menée par l'Islam politique avec autant d'intelligence que l'Occident mène la sienne, mais avec moins d'armes ou avec d'autres armes que les nôtres- des couteaux et non des porte-avions, des kalachnikovs à 500 euros et non des avions furtifs coûtant des millions de dollars. Ils disposent également d'une vision de l'Histoire, ce que nous sommes incapables d'avoir, tout à notre matérialisme trivial.

  

Les prodiges combinent une pratique passionnée et une tendance forte à ne pas rester à leur place. L’école commençant précisément par l’art de rester en place , il est normal qu’elle dissuade les prodiges, ou ne sélectionne parmi eux que ceux qui supportent son joug.

  

L’assassinat de journalistes de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 est horrible, mais les personnes qui ont été assassinées n’étaient pas très recommandables. Tout assassinés qu’ils étaient, c’était des ordures d’extrême gauche.

  

L'abandon de la France rurale, ringardisée par les médias et oubliée des politiques pour qui il n'y eut, pendant des années, de détresse et de pauvreté que dans les banlieues, nous raconte surtout à quel point nous avons totalement perdu de vue la dimension charnelle de l'identité française.

  
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