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Recherche mot : mort

L'ivresse absolue, celle qui métamorphose le buveur en objet ivre mort, est un attentat contre la bipédie à l'endroit même de ses symboles : la verticalité, la main libérée, le cerveau sollicité, le cortex développé, donc le langage, l'intelligence, la faculté de raisonner. Elle est la flaccidité contre l'homo erectus.

  

Toute existence est construite sur du sable, la mort est la seule certitude que nous ayons. Il s'agit moins de l'apprivoiser que de la mépriser. L'hédonisme est l'art de ce mépris.

  

Le plus noble et le plus infâme des engagements comportent la même formule : “Endurer le feu, les fers, la mort par le glaive”.

  

Car Dieu existe, certes, mais comme une fiction, comme un personnage de roman, une créature utile au déni séculaire de la mort, une béquille nécessaire à la gestion de néant qui nous attend.

  

La mort de Dieu a produit du sacré, du divin, du religieux à qui mieux mieux.

  

Le ridicule ne tue pas les morts, sinon les cimetières regorgeraient de cadavres deux fois trépassés.

  

Toute existence est construite sur du sable, la mort est la seule certitude que nous ayons. Il s'agit moins de l'apprivoiser que de la mépriser. L'hédonisme est l'art de ce mépris.

  

Paul mit de la mort partout, comme on marque son territoire avec ses excréments psychiques.

  

Mélange de fragrances telluriques à l’intersection d’un lignage et d’un destin, au croisement d’un nom propre, je suis cette promesse de poussières mortes…

  

Le mariage est amorti depuis longtemps, maintenant il n'y a plus qu'à mourir.

  

Seul les morts n'ont plus à mourir et sont faits d'une étoffe de mémoire.

  

Ce qui valait hier pour Platon vaut aujourd'hui pour Freud. La fidélité aux morts n'est pas dans la dévotion à leurs cendres mais dans l'exercice de la vie qu'ils rendent possible après eux.

  

Personne ne m'aura demandé si mes morts ne tenaient pas trop de place dans mon cœur. A l'hôpital, le corps n'a pas d'âme.

  

Dieu existe, certes, mais comme une fiction, comme un personnage de roman, une créature utile au déni séculaire de la mort, une béquille nécessaire à la gestion de néant qui nous attend.

  

Camus n'a cessé de réfléchir sur le crime légal, l'assassinat idéologique, le meurtre de soi ou de son prochain, la mise à mort programmée, légitimée – il s'est constamment révolté devant cet injustifiable majeur.

  
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