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Recherche mot : main

Le pire n’est pas que le monstre soit, mais qu’il n’ait pas toujours la tête de l’emploi…Quand il ressemble à ce qu’il est, la chose devient facile. Mais la plupart du temps, le monstre arbore une figure humaine…

  

Au bout du compte, le libéralisme est un utopiste aussi dangereux, sinon pire parce que plus savamment travesti, que celui des communistes, car il sacrifie à une téléologie fantasque au nom de laquelle, en laissant faire la main invisible, on obtiendrait la richesse des nations qui, par une étrange et inexplicable opération du Saint-Esprit libéral, permettrait, via l'enrichissement de quelques-uns, la prospérité de tous.

  

L'éthique est affaire de vie quotidienne et d'incarnations infinitésimales dans le tissu fin des relations humaines...Elle sacre le règne du presque rien, du je-ne-sais-quoi, du quasi minime et de l'anodin.

  

L'ivresse absolue, celle qui métamorphose le buveur en objet ivre mort, est un attentat contre la bipédie à l'endroit même de ses symboles : la verticalité, la main libérée, le cerveau sollicité, le cortex développé, donc le langage, l'intelligence, la faculté de raisonner. Elle est la flaccidité contre l'homo erectus.

  

Paradoxalement, le végétarien prouve qu'il est un animal humain qui réalise ce qu'aucun animal non humain n'accomplit : il dit non au déterminisme prédateur. Ce en quoi le végétarien incarne à mes yeux une forme éthique suprême. De même l'opposant à la chasse, à la pêche, à la corrida, aux combats de coqs.

  

Les hommes asservissent leurs semblables mais, écrit Montaigne, et qui pourrait lui donner tort ?, aucun animal n'en asservit un autre ! L'homme et un animal qui fait des esclaves - autrement dit moralement, les animaux surpassent les humains.

  

La raison est l'un des instruments permettant la relation entre soi et le monde, soi et les autres. Elle permet la saisie et la compréhension du sens à l’œuvre dans les relations humaines et dans la nature du monde.

  

Le mariage est amorti depuis longtemps, maintenant il n'y a plus qu'à mourir.

  

L'homme est un animal qui fait des esclaves - autrement dit, moralement, les animaux surpassent les humains.

  

Quelles que soient les mains entre lesquelles il se trouve, le pouvoir corrompt en produisant la soumission, donc l'abolition de la liberté. L'abus se déduit naturellement de l'usage.

  

Le bien et le mal, le vrai et le faux, le juste et l' injuste, le beau et le laid relèvent de décisions humaines, contractuelles, relatives et historiques.

  

La pensée sarkozyenne ne mériterait guère le détour tant elle est superficielle et mensongère. Mais elle nous mène au chaos. Qu'il lui ait fallu récupérer un concept d'un philosophe de gauche est le signe de la nécessité de trouver une enveloppe humaine à une politique de civilisation visant en vérité à la déshumanisation.

  

Dans un monde où l’idéal a cessé d’exister, il n’existe plus que combines et petits arrangements cyniques pour accéder au pouvoir ou s’y maintenir.

  

L'athéisme sait que la raison est limitée, le savoir immense, le connu infiniment plus petit que l'inconnu, il s'appuie sur la science qui, en nombre de domaines, en est à ses balbutiements, il admet le point d'interrogation, au contraire des croyants qui savent tout sur tout puisque ce qui est a été voulu et créé par leur dieu.

  

Combien d'humains pensent, apprennent, agissent et vivent avec une crasse mentale chronique, sans en être conscients, parce que cette crasse n'a d'odeur que pour l'homme averti ?

  
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