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Recherche mot : jeu

La théorie de l'autonomie intégrale, la célébration de l'instant quintessencié, la promotion d'un Éros léger, la réalisation d'une éthique ludique fournissent les quatre points d'assise du libertinage : rester libre, habiter le présent, refuser la pesanteur, pratiquer le jeu.

  

Certes les historiens de la philosophie peuvent jouer au jeu du collage et pointer les emprunts aux grands textes des Lumières. A ce jeu, quel penseur gagne ses galons de maréchal? Pas même les très grands dont le coup de génie consiste à avoir fait disparaître les échafaudages afin qu'on admire le résultat de leur bâtisse.

  
jeu

Le plaisir tétanise : le mot, les faits, la réalité, le discours qu’on tient sur lui. Il tétanise ou il hystérise. Trop d’enjeux personnels privés, trop d’intimités aliénées, souffrantes, miséreuses et misérables, trop de défaillances cachées, dissimulées, trop de difficultés à être, à vivre – à jouir.

  

On devient vraiment majeur en donnant à ceux qui ont lâché les chiens contre nous sans savoir ce qu'ils faisaient le geste de paix nécessaire à une vie par-delà le ressentiment - trop coûteux en énergie gaspillée. La magnanimité est une vertu d'adulte.

  

Une vieille ayant soulevé chaque jour sur ses épaules un jeune veau en vient à porter un bœuf sans même s'en rendre compte.

  

Camus n'a cessé de réfléchir sur le crime légal, l'assassinat idéologique, le meurtre de soi ou de son prochain, la mise à mort programmée, légitimée – il s'est constamment révolté devant cet injustifiable majeur.

  

Camus n'a cessé de réfléchir sur le crime légal, l'assassinat idéologique, le meurtre de soi ou de son prochain, la mise à mort programmée, légitimée – il s'est constamment révolté devant cet injustifiable majeur.

  

Mesure-t-on jamais combien les idées d'un philosophe peuvent produire d'effets sur l'existence future d'un jeune lecteur ?

  

Pendant des millénaires, la vie des être humains était rattachée au soleil et à la nature. Notre existence n'est désormais plus liée au cycle des saisons et à celui de la terre, nous avons inventé une humanité hors-sol. En France, nous bétonnons l'équivalent d'un terrain de foot toutes les cinq minutes. Cela produit de la laideur, du non-sens et du consumérisme stupide mais cela ne peut nourrir l'humanité, ni physiquement, ni spirituellement. L'amour de la France n'est pas seulement intellectuel et culturel, il est charnel. On ne peut pas demander à des jeunes d'aimer leur pays s'ils ne l'ont jamais vu, s'ils ne le connaissent pas.

  

Nous avons tous besoin de modèles, de nous identifier à d'Artagnan, Cyrano ou Julien Sorel. Si l'école ne leur donne pas cette possibilité-là, nos jeunes iront chercher leurs modèles ailleurs, dans les jeux vidéo, les blockbusters américains et au sein de l'État islamique. Il faut redonner du sens et développer un humanisme nouveau, c'est-à-dire une très haute idée de ce qu'est l'être humain et de ce que doit être sa vie.

  

Nous considérons simplement qu'il y a au centre, consubstantielle à notre démocratie, une valeur majeure : c'est la liberté ; toutes les autres sont des arcs-boutants. Il se trouve que, pour nous, elle est centrale et cardinale. Tout ce qui la menace nous apparaît l'agression ultime, nous apparait mortifère et insupportable. Nous transigerons sur tout mais pas sur la liberté d'expression.

  

Le football est un jeu simple ; 22 hommes courent après un ballon pendant 90 minutes et, à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent.

  

Nous ne sommes que des pions du jeu d'échecs, avides d'actions. Aux ordres du grand joueur. Il nous mène de çà, de là, sur l'échiquier de la vie. Et pour finir, nous emprisonne dans la case de la mort. Sur un mode plus léger. Quelle tristesse ! Brutalement déchu du rang de cavalier à celui de pion.

  

Dans chaque vieux, il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé.

  

Il faut en tout cas réaffirmer aux jeunes générations que la terre ne nous appartient pas, c'est nous qui lui appartenons.

  
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