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Philosopher, c'est rendre viable et vivable sa propre existence là où rien n'est donné et tout reste à construire.

  

Sade prépare le nazisme car il critique la pitié. Le repentir donne un sens au passé.

  

La grande passion de l'inventeur de la psychanalyse ? Consacrer toute son existence à donner raison à sa mère aux yeux de qui il incarnait la huitième merveille du monde.

  

Quelles que soient les mains entre lesquelles il se trouve, le pouvoir corrompt en produisant la soumission, donc l'abolition de la liberté. L'abus se déduit naturellement de l'usage.

  

La cuisine a cessé d'être exclusivement une affaire de bourgeois qui se nourrit pour devenir une esthétique à part entière, un prétexte pour expérimenter le goût dans la jubilation, une occasion hédoniste. Elles ne sont pas si fréquentes qu'on ait le loisir et la mauvaise grâce de les bouder.

  

En politique, l'hédonisme se résume à la vieille proposition utilitariste des Lumières:il faut vouloir le plus grand bonheur du plus grand nombre.

  

L'essentiel consiste à ne pas mourir de son vivant donc à mourir vivant - ce qui n'est pas le cas d'un certain nombre de personnes mortes depuis bien longtemps de n'avoir jamais appris à vivre, donc pour n'avoir jamais vraiment vécu.

  

Puisque Dieu donne aux hommes la possibilité de vivre dans le plaisir, qu’est-ce qui justifie qu’on y renonce ? Quelle étrange perversion ? Sinon une singulière haine de soi, une pulsion de mort retournée contre sa propre personne...

  

Redescendre le ciel sur terre, voilà l’objectif de tout philosophe hédoniste. Et pour ce faire, la religion campe l’ennemi prioritaire. Les religions plutôt, toutes.

  

Une vie heureuse, bien remplie, dont on ne regrette rien conduit à la sérénité : le sentiment d’accomplissement vaut tous les sédatifs ; idem si l’on a eu une existence sinistre, déplorable et nulle : on n’a dès lors aucune raison de regretter la fin d’une triste partie.

  

L’essentiel consiste à jouir de l’instant, à demander au présent ce qu’il peut donner, et rien d’autre. […] L’hédonisme célèbre l’instant et se défie du passé ou du futur : aller chercher ailleurs que dans cette dimension ponctuelle du temps les occasions de jubiler, voilà une erreur.

  

L’hédonisme comporte une partie bien souvent oubliée. L’aspect positif de recherche du plaisir éclipse la plupart du temps son corrélat : l’évitement du déplaisir.

  

Chaque homme est une quantité négligeable dans l’univers, certes c’est donc entendu, mais chaque homme s’avère également une exception unique, une configuration définitivement inédite, une singularité sans duplication possible dans le temps et dans l’espace, une chance de vie et de force, de puissance et d’énergie.

  

La liberté fait peur, angoisse : elle inquiète l'individu, qui se retrouve face à lui-même, dans le doute, devant la possibilité de choisir, donc d'expérimenter le poids de la responsabilité.

  

L'hédonisme est à la morale ce que l'anarchisme est à la politique: une option vitale, exigée par un corps qui se souvient.

  
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