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Recherche mot : certes

À ce stade, une remarque et une question. La remarque : il arrive, certes rarement, mais il arrive tout de même que les racistes, les islamophobes, les misogynes, les antisémites et consorts me rendent envieux : cela doit être tellement reposant d’avoir trouvé sa place dans le monde, de vivre dans la certitude, d’avoir démasqué le coupable, d’avoir trouvé la raison de tous les maux de l’existence… La question : n’as-tu pas l’impression de retarder d’une guerre, d’être devenu le ringard de service ?

  

Certes les historiens de la philosophie peuvent jouer au jeu du collage et pointer les emprunts aux grands textes des Lumières. A ce jeu, quel penseur gagne ses galons de maréchal? Pas même les très grands dont le coup de génie consiste à avoir fait disparaître les échafaudages afin qu'on admire le résultat de leur bâtisse.

  
jeu

'individu soucieux d'hédonisme cessera de considérer son corps comme une étrangeté, un étranger, certes, mais il faudra aussi consentir à ces fulgurances qui l'habitent. Mieux, il s'agira de les susciter, de les décupler et d'en assurer la vitalité.

  

Avant Darwin, Dieu fait la loi, crée le monde, puis l’homme et la femme ; après lui, Dieu existe toujours, certes, il est « le Créateur », mais le naturaliste le met presque en dehors de cette aventure.

  

Car Dieu existe, certes, mais comme une fiction, comme un personnage de roman, une créature utile au déni séculaire de la mort, une béquille nécessaire à la gestion de néant qui nous attend.

  

Au fur et à mesure, les ors du pouvoir et les palais aidant, la puissance publique possédée sans partage, l'Église vante les mérites de la pauvreté, certes, mais pour les autres...

  

Esthétique: d'un coté, l'artiste produit, certes, mais le spectateur doit également effectuer la moitié du chemin pour que s'accomplisse la totalité du trjet esthétique: naissance du regardeur artiste...

  

Certes, la vérité de la vie psychique est biologique, Freud a passé sa vie à le dire, mais à quoi bon une vérité morne et triste, qui n'ouvre aucune perspective de conquête, qui n'autorise aucune réalisation de son rêve de célébrité universelle, qui empêche l'épiphanie de son destin, puisque la fiction ouvre de bien plus intéressantes potentialités ? Freud va donc tourner le dos aux paillasses des laboratoires : la gloire viendra d'un divan.

  

Dieu existe, certes, mais comme une fiction, comme un personnage de roman, une créature utile au déni séculaire de la mort, une béquille nécessaire à la gestion de néant qui nous attend.

  

Chaque homme est une quantité négligeable dans l’univers, certes c’est donc entendu, mais chaque homme s’avère également une exception unique, une configuration définitivement inédite, une singularité sans duplication possible dans le temps et dans l’espace, une chance de vie et de force, de puissance et d’énergie.

  

La critique du christianisme est critique ; celle de l'islam, provocation. Pour l'islam, il n'y a que les croyants et les infidèles. Infidèles, nous le sommes, certes.

  

Mais certes tous les hommes, tant qu’ils ont quelque chose d’homme, devant qu’ils se laissent assujétir, il faut l’un des deux, qu’ils soient contraints ou déçus.

  

L’amour est un poison. Un poison certes délicieux, mais qui n’en est pas moins mortel.

  

Celui qui ne voit qu'avec ses yeux n'a reçu de la science que peu et ne connaît du monde que son creux ; certes, qu'il est malheureux.

  

Manger quand on a faim est quand même un plaisir, simple certes, mais toujours agréable.

  
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