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Vladimir Nabokov

Les fous ne sont fous que parce qu'ils ont profondément et imprudemment démantelé un monde familier, mais n'ont pas le pouvoir - ou ont perdu le pouvoir - d'en créer un nouveau aussi harmonieux que l'ancien.

  

L'imagination n'est fertile que lorsqu'elle est futile.

  

Des combinaisons [dans le jeu d'échecs] pareilles à des mélodies. Je crois entendre pour ainsi dire la musique des coups...

  

Horreur, mais aussi harmonie suprême : qu'y avait-il en effet au monde en dehors des échecs ? Le brouillard, l'inconnu, le non-être...

  

Le joueur d'échecs, comme le peintre ou le photographe, est brillant... ou mat.

  

Dans l'univers des échecs le temps est inexorable.

  

La vie est une grande surprise. Pourquoi la mort n'en serait pas une plus grande ?

  

Ce n'est pas pour s'amuser qu'il joue aux échecs : il célèbre un culte.

  

Les pièces de l'échiquier étaient impitoyables. Elles le retenaient, elles l'absorbaient. Il y avait de l'horreur en cela, mais aussi une harmonie unique. Car, qu'y a-t-il dans le monde, à part les échecs ?

  

Seul le danger mortel est incolore.

  

Et le jeu d'échecs, peut-être parce qu'elle n'y entendait rien, lui apparaissait non pas comme une distraction familiale, un passe-temps agréable, mais comme un art mystérieux, comparable à tous les arts universellement reconnus.

  

Les étoiles n'ont leur vrai reflet qu'à travers les larmes.

  

Il n'y a pas de libertin un peu ancré dans le vice qui ne sache combien le meurtre a d'emprise sur les sens.

  
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