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Vladimir Jankelevitch

Le présent, c'est-à-dire la quotidienneté ambiante, nous assiège de toutes parts et ne cesse de nous convier à l'oubli des choses révolues.

  

Dieu n'est-il pas le poète suprême en tant qu'il improvise les mondes ?

  

La gaffe est l'administration massive, intempestive, et inopportune de ces vérités qu'une posologie civilisée dose en général goutte par goutte.

  

L'urgent, c'est le pressant avenir immédiat, le futur en train de se faire au présent.

  

Il faut bien donner un nom à ce qui n'a pas de nom, à ce qui est impalpable... Tout compte fait, c'est là le métier des philosophes et de la philosophie.

  

L'homme détaché écrit le testament du bonheur le jour même de sa naissance.

  

Il faut passionner les masses pour les organiser.

  

La passion est la distraction du coeur.

  

Si tout est permis, rien n'est permis.

  

Philosopher, c'est se comporter vis-à-vis de l'univers comme si rien n'allait de soi.

  

Comment des années si courtes se fabriquent-elles avec des journées si longues ?

  

L'amour, c'est un problème résolu à l'infini.

  

Comment le mensonge ne serait-il pas une tentation quand l'homme faible et puéril est si vite ébloui ?

  

La philosophie est toute entière préliminaire. A moins que ce ne soient les préliminaires qui soient déjà  philosophie.

  

On peut déclamer sa maladie ou réciter la mort des autres, mais sa mort propre, on la meurt toujours avec naturel.

  
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