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Pierre Joseph Proudhon

Se distinguer, se définir, c’est être ; de même que se confondre et s’absorber, c’est se perdre.

  

Le Coran n'enseigne nulle part l'intolérance ; il reconnaît la mission de Moïse, celle de Jésus-Christ ; il dit que Dieu a donné à chaque peuple la loi qui lui convient, mais qu'il a envoyé Mahomet aux Arabes. Quoi de plus conciliant ?

  

Il faut avoir vécu dans cet isoloir qu’on appelle une Assemblée nationale, pour concevoir comment les hommes qui ignorent le plus complètement l’état d’un pays sont presque toujours ceux qui le représentent.

  

L’homme peut aimer son semblable jusqu’à mourir ; il ne l’aime pas jusqu’à travailler pour lui.

  

Le gouvernement représentatif est une tyrannie des parleurs. Les parleurs gouvernent le monde ; ils nous étourdissent, ils nous assomment, ils nous pillent, ils nous sucent le sang et se moquent de nous.

  

L'homme devient athée lorsqu'il se sent meilleur que son Dieu.

  

La puissance de l'état est une puissance de concentration. La propriété au rebours est une puissance de décentralisation.

  

La justice est humaine, tout humaine, rien qu'humaine ; c'est lui faire tort que de la rapporter, de près ou de loin, à un principe supérieur ou antérieur à l'humanité.

  

La liberté de chacun rencontrant dans la liberté d'autrui, non plus une limite mais une auxilliaire, l'homme le plus libre est celui qui a le plus de relation avec ces semblables.

  

La propriété, c'est le vol.

  

Agir c'est combattre.

  

Le peuple voudrait en finir, or il n'y a pas de fin.

  

Et s'il est un être qui avant nous et plus que nous ait mérité l'enfer, il faut bien que je le nomme, c'est Dieu.

  

Il ne s'agit pas de tuer la liberté individuelle mais de la socialiser.

  

La politique est la science de la liberté.

  
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