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Paule Saint Onge

Il n'y a pas d'exemple de mariage réussi, quand, dans un couple, c'est la femme qui est la plus intelligente.

  

Le seul moyen de chasser un démon est parfois de lui céder.

  

Quelle fatalité terrible quand un homme rencontre, du vivant de sa femme, une autre femme avec qui il serait heureux de partager sa vie, si la première n'était pas là !

  

La déception de celui qui s'est cru une vocation de grand mystique et s'aperçoit finalement qu'il est déjà  bien difficile d'être tout bonnement fidèle.

  

Le conditionnel est la plus jolie conjugaison du monde, et il va sans dire, la plus confortable.

  

Accepter l'abnégation, chez ceux qu'on aime, est aussi difficile que de supporter leur égoïsme.

  

Accepter que l'être qui a été et sera encore pour soi un refuge et un bien devienne parfois une chaîne, peut-être est-ce l'unique moyen de rendre au couple une certaine grandeur ?

  

Toute vie est sans doute un enchaînement d'erreurs à peu près inévitables.

  

Tant que dure l'amour, la lucidité parle moins fort que l'indulgence.

  

Le comble des faveurs attire le mépris d'un homme, au lieu de sa reconnaissance.

  

Les êtres ne se rencontrent à peu près jamais, sauf quelques heures ici et là dans toute existence ; c'est ça le drame.

  

L'hypocrisie peut être une forme presque héroïque de charité !

  

La femme n'a, en somme, devant la millénaire inconscience de l'homme, qu'une alternative : la souffrance ou le durcissement.

  

L'objet d'un amour est secondaire. Le plus important, le plus révélateur de la personnalité intime, c'est la façon d'aimer.

  
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