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Nicolas Gomez Davila

Les Évangiles et le Manifeste communiste pâlissent ; le futur du monde est aux mains du coca-cola et de la pornographie.

  

Après avoir discrédité la vertu, ce siècle a réussi à discréditer les vices. Les perversions sont devenues des parcs d'attractions que fréquentent en famille les foules du dimanche.

  

Le moderne appelle « changement » le fait de cheminer plus rapidement sur le même chemin et dans la même direction. Le monde, au cours des trois cents dernières années, n'a guère changé que dans ce sens. La simple proposition d'un véritable changement scandalise et atterre le moderne.

  

Considérer comme étant égales toutes les professions n'est pas moins contraire à la réalité que l'égalitarisme individuel. La civilisation exige que les professions soient rangées socialement par ordre hiérarchique.

  

Les concessions sont les marches vers l'échafaud.

  

Se rebeller contre l'inévitable et se résigner à l'évidence : c'est ce qui caractérise l'homme moderne.

  

La loyauté à une idée culmine en catastrophe ou dégénère en acrobatie sémantique. Nous ne devons jurer une loyauté sans limites qu'à des personnes.

  

Les générations actuelles sont particulièrement ennuyeuses : en effet, comme elles croient avoir inventé la violence et le sexe, elle copulent doctrinairement et doctrinairement massacrent.

  

L'intégration croissante de l'humanité ne fait que lui faciliter le partage des mêmes vices.

  

Rien ne peut être édifié sur la bonté de l'homme, mais rien ne peut être édifié sans elle.

  

Les vérités ne se trouvent pas à la circonférence d'un cercle dont le centre serait l'homme. Les vérités se dressent dans un paysage tourmenté que l'homme parcourt en suivant les méandres d'un sentier sinueux qui les découvre, les cache, et finalement les expose en pleine vue ou les fait disparaître.

  

La prospérité économique d'un individu ne démoralise pas la société tant qu'elle n'implique pas nécessairement l'ascension sociale de celui-ci.

  

Sceptique ou catholique : tout le reste se décompose avec le temps.

  

La richesse s'écoule naturellement vers les âmes basses.

  

Le libéralisme s'avère défavorable à la liberté car il ignore les restrictions que la liberté doit s'imposer afin de ne pas se détruire elle-même.

  
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