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Natacha Polony

Il faut savoir ce qu'a été la France pour tracer un destin et inventer ce qu'elle doit être.

  

Le divin et le sacré ne doivent pas être caricaturés.

  

Ce qu’on ne nomme pas n’existe pas.

  

La violence des faits est telle, d’ailleurs, qu’il faut se les raconter encore et encore pour se dire qu’il ne s’agit pas d’un fantasme. Pour se persuader que le réel a bien eu lieu.

  

Le capitalisme n'est plus un système de production par le capital, mais un système de production de capital, favorisé par le crédit, les dettes et la création monétaire de banques centrales.

  

L'abandon de la France rurale, ringardisée par les médias et oubliée des politiques pour qui il n'y eut, pendant des années, de détresse et de pauvreté que dans les banlieues, nous raconte surtout à quel point nous avons totalement perdu de vue la dimension charnelle de l'identité française.

  

c'est parce que le système économico-politique a peu à peu imposé dans les sociétés occidentales son modèle éducatif pour en faire une machine à fabriquer du consommateur-producteur qu'il a pu étendre son emprise et supprimer peu à peu toute alternative.

  

On offre gratuitement au GAFA du temps de cerveaux humains disponible.

  

Une fois en poste, ils ne tardent pas à vérifier ce que l'on a pas cessé de leur enseigner, à savoir que l'on doit éviter autant que possible l'esprit critique et les opinions solitaires.

  

Chacun sait pourtant, depuis le XVIIIè siècle, que la liberté de chacun s'arrête là où commence la liberté de l'autre, mais surtout que le bien commun n'est pas la somme des intérêts individuels.

  

La foi en l’école est tout ce qui nous reste de la pensée des Lumières et de son idéal d’émancipation par le savoir. A ceci près qu’on a gardé la foi mais qu’on a évacué le savoir.

  

Aujourd’hui, dans notre pays, le juif a été remplacé par le musulman. Il ne s’agit pas d’introduire une concurrence nauséabonde entre minorités. Mais plutôt de tirer les leçons d’un passé qui ne passe pas.

  

Peut-on déplorer le chômage de masse et appeler de ses voeux l'ouverture des frontières à une mondialisation qui nous met en concurrence avec des pays dépourvus de droits sociaux ?

  

Oui bien sûr. Ce qui ne signifie pas que je sois pour la collectivisation des moyens de production. Je crois à l'économie de marché, à partir du moment où elle est contrecarrée par des valeurs non marchandes, par des solidarités humaines, et à partir du moment où le marché ne s'étend pas à toutes les strates de la vie humaine. C'est un outil et pas un projet.

  

Je suis conservatrice, au sens de George Orwell, celui de "l'anarchisme tory", par opposition au parti libéral bourgeois du XIXème siècle. Je me reconnais dans ce conservatisme des petites gens, qui aspirent à préserver leurs traditions, leurs modes de vie, ce qui donne un sens à leur existence. Parce que dans ces traditions, dans ces réseaux de sociabilité, il y a les anticorps face aux méfaits du capitalisme.

  
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