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Jean Simard

Croire ce doit, être vouloir croire.

  

L'homme ne sait rien de l'homme ; presque rien du monde qu'il habite et de l'univers qui l'entoure ; moins que rien de sa provenance et de sa destination.

  

Entre l'homme et l'animal, il y a cette différence que le premier, ayant reçu l'usage de la parole, peut plaider en vers et en prose, pour les bas instincts qu'il partage avec le second...

  

Chaque homme a dans son coeur - outre l'animal qu'on dit y sommeiller - un critique d'art bien éveillé !...

  

Déclarer la guerre n'est pas tout, il faut savoir la faire.

  

Est-ce qu'à vivre ensemble, on n'en vient pas à ne plus cerner le merveilleux dans l'amour ? Pour garantir leur amour, peut-être deux amants ne devraient-ils jamais se marier - ni cohabiter, qui sait ?

  

Est-ce qu'il ne faut pas, derrière soi, pour posséder une véritable agilité spirituelle, plusieurs générations d'ancêtres formés à l'étude et à la spéculation ?

  

Nous passons notre vie à désirer, à désirer surtout ce qui nous fuit et qui ne nous paraît désirable que pour cette seule raison.

  

L'amour est une chose merveilleuse, miraculeuse, mais qui a ceci de commun avec le feu : il faut l'entretenir et l'alimenter.

  

Celui à qui la guerre ne fait point horreur, c'est lui le vrai lâche !

  

Il n'existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l'on aime ; pas de plus sûr refuge que l'âme secrète et tendre de qui l'on aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l'on aime.

  

Trop de beauté, c'est un peu comme trop de bonheur ; on se demande si l'on aura la force de le supporter.

  

L'épargne est rassurante : un fétiche contre l'insécurité.

  

C'est la femme qui fait un foyer.

  

Qu'est-ce qui peut bien nous garder vivants, lorsqu'il n'y a plus l'amour ?

  
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