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Jacques Ferron

Comme dans toute société, il y a chez les jésuites quelques sujets intelligents et une majorité de sots qui, lorsqu'ils ne sont pas effarés, font les prétentieux et les vindicatifs.

  

Le naturel et le spirituel se marient dans le cours ordinaire de la vie comme les couleurs de l'arc-en-ciel en fondant dans la limpidité de l'air.

  

L'âge n'est qu'un simulacre. Au plus profond de soi, il n'y a de vif et de vrai que son enfance et sa jeunesse.

  

Le noir, c'est la seule couleur qui ne change pas.

  

Un bon député c'est celui qu'on possède tellement qu'il est impossible, honnêtement parlant, d'en dire autre chose que du mal.

  

Il ne suffit parfois que d'un jésuite pour faire gober tous les autres.

  

A trop se donner on s'abandonne.

  

L'équitation est la plus noble expression d'une union charnelle.

  

C'est l'architecture qui exprime d'abord une civilisation.

  

Ce qui est sans forme est sans couleur.

  

Ce qu'on désapprend des autres, on le réapprend aussitôt par soi-même et l'on n'a plus à se donner de mal pour le retenir : on le possède.

  

L'influence. C'est un jeu auquel personne ne résiste. D'autant plus amusant que l'appréciation n'est facile pour personne, à commencer par le premier bénéficiaire.

  

Souvent on se cherche faute de savoir aimer.

  

La bonne foi ne sert qu'à se tromper soi-même.

  

Les bourreaux sont comme les diables : c'est l'ennui qui les enrage contre leurs victimes.

  
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