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Fernand Vanderem

La morale est comme les régimes : elle interdit tout ce qui est bon.

  

Le tact est une délicatesse procédant de deux désirs également respectables : ne pas désobliger son prochain et ne pas se l'aliéner.

  

Ne fais pas à autrui le mal que tu ne voudrais pas qu'il te fît, ni le bien que tu sais qu'il ne te ferait pas.

  

Selon les latitudes, la haine de l'étranger change de nom. En Europe, elle s'appelle patriotisme, en Chine xénophobie.

  

Il y a dans la physionomie des animaux un naturel délicieux dont j'ai vainement cherché l'approchant chez l'homme et que j'appellerais : l'air bête.

  

Dans les idées comme dans les dîners, si l'on désire être remarqué, ce qu'il y a souvent de mieux, c'est d'arriver le dernier.

  

On ne doit pas plus exhiber sa culture que ses biceps. Il faut qu'elle saille sous la phrase comme les muscles sous le vêtement.

  

On a si peu l'habitude du vrai que la moindre vérité, même le plus placidement émise, prend tout de suite un air d'insolence.

  

Chez tous les philosophes, voire les plus fameux, on retrouve ce même point faible : leur croyance à la philosophie.

  

Non, le peuple n'est pas meilleur que les riches, mais moins riche, il ne peut pas autant se permettre.

  

On peut souvent juger de l'esprit d'une femme sur ce qui la fait rire, mais aussi sur ce qui ne la fait pas rire.

  

Tous les gens sont mégalomanes. Ceux qui le montrent, on les traite de malades ; ceux qui le cachent, de modestes.

  

Une réception est faite de gens que cela excède de recevoir des gens que cela excède de venir, et qui n'invitent que par utilité des gens qui ne viennent que par intérêt.

  

La confiance est souvent une des forces de la paresse.

  
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