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Denis Guedj

Tel est le sort de l'homme que sa main ne peut jamais exécuter ce que son génie crée.

  

A force d'incanter la perfection, l'indépassable perfection, on pousse à l'erreur, à la faute.

  

Je n'ignore point que la résistance qu'oppose la routine, cette ennemi aveugle et opiniâtre du bien qu'on lui présente, tant qu'il porte le caractère de la nouveauté ; je sais avec quelle persévérance elle se replie sans cesse sur elle-même pour perpétuer son empire.

  

Pour que le raisonnement soit correct, il faut que l'esprit soit libre ; penser par soi-même, c'est ne consentir à aucune servitude. Ainsi se tisse le lien entre la recherche scientifique de l'objectivité et le goût moral de la liberté.

  

La Révolution française fut une révolution du verbe. Les mots sont des armes.

  

Ce n'est pas une recommandation pour une chose d'être nouvelle.

  

On ne combat efficacement la force de l'habitude que par la puissance lente mais assurée de la raison.

  

Tous les partis qui se sépareront du peuple finiront par se perdre et peut-être le perdre avec eux.

  

Toute société qui n'est pas éclairée par les philosophes, est trompée par les charlatans.

  

Pour faire des hommes libres, il ne faut pas les élever en esclaves.

  

Dans un État libre, le pouvoir militaire est celui qui doit être le plus astreint. C'est un levier passif que meut la volonté nationale.

  

De ce lieu et de ce jour date une nouvelle ère dans l'histoire du monde et vous pourrez dire : J'y étais !

  

Un petit nombre d'hommes de mauvaise foi vit aux dépens de l'ignorance d'un grand nombre d'hommes abusés ; si l'on éclaire les dupes, que deviendront les fripons ?

  

Nous sommes les inconsolables orphelins des mesures du passé.

  

Ce qui est isolé, ce qui ne tient à rien, se perd ; ce qui est arbitraire n'est pas fait pour être généralement adopté.

  
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