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Claire Martin

Refuser d'aimer, c'est déjà  aimer dans une certaine mesure.

  

Rien ne rend plus rusé, plus hypocrite que l'amour. Ce sentiment, qui est censé être le plus grand de tous, nous fait faire, sans honte, les choses les plus petites et les plus mesquines.

  

Les maris font des confidences, quand ils sont jeunes, qu'ils doivent bien regretter l'âge et la dignité venus.

  

L'habileté que l'on exerce dans l'amour ne vient pas de la ruse, elle vient de la disposition qu'on a d'aimer.

  

Les apparences extérieures n'ont jamais trompé personne.

  

Il est toujours difficile d'avouer son amour à une femme dont on ignore les sentiments.

  

Les défauts ont des sexes. Et ça nous est plus difficile de les supporter quand la nature ne les a pas distribués au gré de notre conformisme.

  

C'est toujours la même chose : nos amours sont sublimes ; celles des autres sont d'ignobles coucheries.

  

Notre coeur n'est pas brave. Un très long et très grand bonheur l'accable bien plus que le malheur.

  

L'humiliation de la peur, c'est ce qu'il y a de plus difficile à pardonner.

  

Une certaine qualité d'amour, une certaine... quantité aussi, ne laisse guère de place à l'infidélité.

  

A dix-sept ans, on est plus sensible à l'insulte qu'à l'hommage.

  

Il faut avoir une bonne conscience pour se bien fâcher.

  

Dix ans d'amour, cela n'est plus très exaltant. On ne se promène plus souvent sur les sommets. Il nous arrive à tous d'avoir envie de souffrir, une fois encore, le délire du commencement d'un amour.

  

L'amour c'est de l'obstination aussi.

  
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