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Andre Langevin

L'amour ressemble assez à la lâcheté de deux ennemis que de vulgaires intérêts obligent à pactiser.

  

L'amour : la métamorphose du papillon à rebours. Il naît papillon et meurt chenille.

  

L'humain déborde de résignation et possède, enfouie dans ses fibres les plus secrètes, la vocation de la douleur.

  

On ne donne pas ses vingt ans ; on s'en sert pour goûter le plaisir et on les reprend pour effilocher le souvenir.

  

L'échec des autres réconforte toujours un peu.

  

La liberté ne consiste pas à se soustraire aux lois naturelles et divines.

  

La haine exprime une faiblesse, que seuls haïssent ceux qui ne peuvent se libérer dans l'action.

  

Pour moi la liberté, c'est de pouvoir se rendre au bout de son bonheur.

  

Il n'est nul besoin d'apparence pour aimer. C'est une foi qui accepte de ne pas interroger.

  

Il n'y a que deux sortes d'hommes sur la terre : ceux qui donnent et ceux qui reçoivent. Les seconds haïssent toujours les premiers.

  

Le monde conserve encore assez de beauté pour en garder l'espérance.

  

Les couleurs sont à la vie ce qu'est le vêtement à la hiérarchie sociale.

  

Tant qu'il n'y a rien d'expliqué, rien n'est définitif.

  

Ce doit être cela la maturité, sentir ses chaînes tout à coup et les accepter parce que fermer les yeux ne les abolit pas.

  

L'amour, c'est quasiment injuste. Tu peux aimer qui te rendra malheureux et passer à côté de quelqu'un qui ferait ton bonheur. L'amour ce n'est pas une chose qu'on voit.

  
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